La « curation » héritière du Web participatif ?

Le Web 2.0 ou Web participatif fait plus appel à une activité que des contenus en tant que produit. Il est une fonction dont on parle de plus en plus, mais qui n’est pas nouvelle : la « curation » Web.

«La curation signifie la réappropriation et la démocratisation du web» selon Dominique Cardon, chercheur à l’EHESS au Centre d’Etudes des Mouvements Sociaux, cela constitue le « meilleur moteur de recherche sociale et met en avant la crise de ceux qui font l’agenda de l’information ». Dans son billet, Marie-Laure Vie, précise que c’est une nouvelle étape dans la démocratisation du web.

«Depuis des années il y a des outils pour faire le tri sur internet, avec Digg et Delicious» (des outils qui permettent de marquer des pages sur le web) souligne Benoît Raphaël. Vérifier, éditer, mettre en scène l’information a toujours été le métier du journaliste web. Et Internet a suscité, dès les années 90, le lien, le partage, le terme de «curation» (pas très agréable à l’oreille) vient donc seulement préciser, démocratiser une tendance naturelle du web permise par les outils existants et accessibles à tous, plus seulement aux médias et aux producteurs traditionnels de contenu.

(http://www.pearltrees.com/#/N-play=1&N-u=1_184066&N-p=19303817&N-fa=1909573&N-f=1_2658873&N-s=1_2658873)

La pratique qui consiste à sélectionner, éditorialiser et partager du contenu a été baptisée par les Américains curation ou Content Curation, par analogie avec la mission du curator, le commissaire d’exposition chargé de sélectionner des œuvres d’art et de les mettre en valeur pour une exposition. Les termes curation et curator prennent leurs racines étymologiques dans le latin cura, le soin. Elle est indissociable de la culture du partage, dont elle est l’héritière. le volume d’informations n’a cessé de croître. Très tôt, le besoin d’outils pour retrouver le contenu pertinent s’est fait sentir.

Selon certains experts, le volume des données sur le web doublerait toutes les 72 heures. Entre les spams, les informations fausses, les contenus redondants ou sans intérêt, il devient de plus en plus difficile et coûteux de trier le bon grain de l’ivraie.

Les internautes ont commencé à trier, à sélectionner les contenus qu’ils jugent intéressants pour les partager avec leurs amis ou leur réseau, créant ainsi une forme d’intelligence collective. Parmi ces passionnés d’information, on a commencé à identifier des experts dans des domaines spécifiques, capables de dénicher des informations exclusives, des contenus pertinents ; capables également d’enrichir ces contenus de leur expertise avec une recommandation, un avis ; capables enfin de mettre en scène ce contenu avant de le partager. Ainsi sont nés les curators.

 (http://pro.01net.com/editorial/529624/le-guide-de-la-curation-%281%29-les-concepts/)

La fonction de curateur héritière du Web participatif se rapprocherait-elle du Web sémantique (ou Web 3.0) ? C’est ce qu’avance Pierre Tran dans son billet.

sources et liens complémentaires  :
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