Culture participative du Web 2.0 : amateurs et experts.

Un expert, dans le contexte d’une structure corporative, est un « producteur professionnel » qui créé un contenu ayant une valeur qui peut se négocier sur un marché de consommation. Les amateurs y sont vus comme des personnes qui exercent une activité « sans permis ».

Les acteurs de la culture de participation du Web participatif sont des amateurs par opposition aux experts qui participent (amateurs) souvent pour leur propre plaisir : le Web participatif se distingue donc d’une structure corporative spécifique; et lorsque le contenu produit par la participation des amateurs est de qualité suffisante ou lorsqu’il acquiert une valeur marchande, la culture de participation « court-circuite » le système de commercialisation de l’expertise. Le Web participatif semble donc entrer en concurrence directe avec les activités les « producteurs professionnels de contenu » ou « médias de masse« , activité qui jusqu’à lors était lucrative …

Devenir expert lorsqu’on est un amateur du Web participatif semble quelque chose de difficile dans ce contexte … !

« blogueurs versus journalistes ? » est un exemple de débat sur l’opposition entre les « amateurs » et les « experts » . Le billet de Martin Masse « Comment finir de discréditer les journalistes conventionnels? » et ses nombreux commentaires montre que le débat n’est pas clos …

Un expert, dans le contexte de la psychologie cognitive, est une personne qui a acquis un ensemble d’habilité particulières liées à un champ d’action particulier. De plus, la théorie cognitive de l’expertise permet de faire émerger un critère de continuité entre l’amateur et l’expert : cette approche de l’acquisition des aptitudes montre l’importance de l’entrainement, de l’expérience.

Le billet de Peter Norvig « Apprenez à programmer en dix ans » nous montre que l’on ne devient pas expert du jour au lendemain, que cela prend du temps et des efforts. L’exemple de son billet suivant nous montre, tout comme pour le Web participatif, qu’il y a un continium entre « amateur » et « expert » :

« Tous les étudiants, pour les trois groupes, ont commencé à jouer environ au même âge, soit 5 ans. Durant ces quelques premières années, ils ont tous pratiqué environ autant – deux ou trois heures par semaine. Cependant, à huit ans, des différences significatives ont commencé à apparaitre. Les étudiants qui ont éventuellement été les meilleurs de leur classe ont commencé à pratiquer plus que tous les autres : six heures par semaine à 9 ans, huit heures par semaine à 12 ans, 16 heures par semaine à 14 ans, et ainsi de suite en augmentant, jusqu’à l’age de 20 ans où ils pratiquaient plus que 30 heures par semaine. À 20 ans, les musiciens d’élite avaient accumulé 10 000 heures de pratique au cours de leur vie. Les étudiants simplement bons avaient accumulé par contraste 8 000 heures, et les futurs enseignants de musique à peine plus de 4 000 heures.« 
(Source du billet : Cours Téluq – INF 6107 – 7.3.4 La naissance d’un amateurisme expert)
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