Cairn et Inuksuk au parc national de la Jacques-Cartier !

Hier, au parc de la Jacques-Cartier avec ma fille de 4 ans 1/2, nous avons vu dans la rivière (sentier rivière Sautauriski) des amoncellements de pierre. Cela m’a rappelé des randonnées faites dans les Pyrénées en France sur de nombreux sentiers où l’on cherchait les cairns pour ne pas perdre le sentier ou les inuksuk construits par les peuples Inuit ou Yupik. Je lui ai fait remarquer ces constructions et  qu’on pouvait les retrouver en France et au Québec (et ailleurs aussi !) et les noms possibles. Voici les noms et définitions possibles :

  • Cairn : Un cairn est un amas artificiel de pierres. On les trouve la plupart du temps sur les reliefs, les tourbières ou au sommet des montagnes. Ce terme est souvent utilisé en référence à l’Écosse, mais peut aussi être utilisé dans d’autres lieux. (autre nom : Montjoie)

Ils remplissent plusieurs fonctions :

    • baliser un sentier traversant un sol rocailleux ou aride, ou traversant un glacier
    • repérer le sommet d’une montagne
    • marquer un site funéraire ou célébrer les morts

En outre, les cairns furent utilisés pour commémorer toutes sortes d’événements : un site de batailles, un endroit où un chariot fut renversé, etc

En exemple, voici une image de cairn dans les pyrénées sur le sentier menant au Piméné (2801 mètres). À l’arrière-plan, le cirque de l’Estaubé, dont la crête forme la ligne de partage des eaux et la frontière entre la France et l’Espagne.

  • Inutsuk : Un inukshuk (ou inuksuk, pluriel inuksuit) est un empilement de pierres (ou cairn) construit par les peuples inuit et yupik dans les régions arctiques d’Amérique du Nord, depuis l’Alaska jusqu’au Groenland, en passant par l’Arctique canadien. Sa forme et sa taille peuvent varier. Générale l’inuksuk a une forme humaine.

Chez les Inuits, les inuksuit ont joué un rôle important dans la chasse traditionnelle au caribou. Ils étaient disposés, comme des épouvantails de pierre pour attirer les caribous dans un cul de sac, lieu d’embuscade sur une colline. Les chasseurs, armés d’arcs et de flèches, étaient cachés derrière les inuksuit. Les femmes et les enfants servaient de rabatteurs. Les inuksuit pouvaient aussi servir de point de repère ou de cairn identifiant la position d’une cache pour la nourriture. Les inuksuit servaient aussi à marquer les limites d’un territoire.

De nos jours, il en subsiste encore sur les collines, dispersés ici et là sur la terre gelée, visibles à des kilomètres. Les voyageurs peuvent les utiliser comme des repères directionnels. Certains auraient plus de 10 siècles.

En exemple, voici un inukshuk près du village de Kuujjuarapik, au Québec :

Ensuite, nous avons créé quelques constructions dont voici une réalisée par ma fille :

Sa signification (personnelle) :  balise, lieu où l’on transmet la connaissance ou la culture en s’amusant !

(rivière Sautauriski : http://www.flickr.com/photos/13016366@N05/2550419844/sizes/m/in/photostream/)
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